• Forum social mondial - Les crises que le monde traverse confortent les altermondialistes qui prônent une « économie à finalité humaine ». La crise financière en cours offre une fenêtre idéale de tir contre le capitalisme. Les têtes pensantes du mouvement altermondialiste ont affûté leurs armes en confrontant leurs idées, à l’occasion du Forum social mondial de Belem (Brésil) qui a pris fin hier (le 1er février NDLR).
    « Le moment est extrêmement favorable pour convaincre le plus grand nombre qu’il est possible d’agir ensemble, de vivre ensemble autrement », soutient Chico Whitaker, le co-fondateur du Forum social mondial.

    Sur la nature de la présente crise, Dominique Plihon, président du Conseil scientifique d’ATTAC (Association pour la taxation des transactions pour l’aide aux citoyens), estime qu’elle est globale et qu’elle conjugue plusieurs crises (écologique, énergétique, alimentaire, sociale et culturelle). La crise écologique, définit-il, est la conséquence de l’exploitation industrielle des ressources naturelles depuis la seconde moitié du XIXè siècle. Quant à la crise énergétique, elle se manifeste par la tension sur les prix due à l’épuisement des ressources non renouvelables. La crise alimentaire, elle, engendre dans 30 pays la malnutrition et les problèmes de croissance chez les enfants. La crise sociale se caractérise par un très fort accroissement des inégalités entre les pays et au sein de chaque pays. La crise culturelle est aussi celle des valeurs et du sens.

    Dominique Plihon explique aussi que les racines de la crise remontent aux années 80. Cette époque fut marquée par l’avènement du capitalisme financier et l’idéologie néolibérale selon laquelle la libéralisation des échanges commerciaux et la libre circulation des capitaux permettraient l’allocation optimale des ressources entre les pays et les individus. Le néolibéralisme prône le recul de l’intervention de l’Etat pour laisser le marché s’autoréguler. Le président du Conseil scientifique d’ATTAC signale également que c’est le « consensus de Washington », en 1990, qui a ouvert la voie à la mondialisation en poussant tous les pays à s’ouvrir aux mouvements des capitaux, aux privatisations, à la dérégulation, à l’élimination de tout obstacle à la concurrence, à la protection des droits de propriété universels des multinationales, à la baisse des prélèvements fiscaux.
    Un maximum de profit.

    Ces mesures ont permis aux détenteurs de capitaux de gagner en puissance et de mettre la pression sur les gouvernements avec les délocalisations. « La puissance du capital est liée à sa mobilité. Il met les pays en concurrence grâce à la possibilité de déplacer ses activités là où il peut faire le maximum de profits », souligne Dominique Plihon qui fait remarquer que « cette politique fait naufrage aujourd’hui ».

    Pour Alfred Fontaine, leader syndical martiniquais, le capitalisme financier ne pouvait que mener à cette impasse parce que « l’argent n’a servi qu’à faire de l’argent au lieu servir au bien-être collectif ». « A la longue, les pauvres n’ont plus de pouvoir d’achat et ne peuvent plus rembourser leurs dettes. La fuite en avant a fini par s’arrêter au mur », explique-t-il en dénonçant le « chantage honteux » des multinationales et des grandes banques. « Quand ça va, ils disent : pas d’Etat. Quand ça ne va pas, ils crient : aidez-nous sinon, des milliers de gens iront au chômage », critique le leader syndical qui s’élève contre cette « socialisation des pertes » en faisant payer par tous les citoyens les pertes occasionnées par quelques personnes.

    Il ne suffit pas de constater l’impasse du système actuel. Les altermondialistes en sont conscients et ont pensé une nouvelle forme d’économie dans laquelle « la finalité des échanges n’est pas l’accumulation des profits, mais la réponse aux besoins de ceux qui échangent ». Dominique Plihon préconise de redonner vie à l’économie solidaire et sociale en redonnant leur place aux coopératives.

    Chico Whitaker soutient de son côté qu’il faut « des échanges tournés vers la satisfaction des besoins humains, vers une économie à finalité humaine. Il faut redéfinir les fondements d’un nouveau système social dans lequel l’économique est soumis au politique ».

    Comment faut-il procéder pour partager ces idées avec le maximum de personnes ? Les altermondialistes y ont pensé. « Il faut favoriser une prise de conscience des conséquences globales de chaque acte de consommation, de chaque comportement, afin de rendre illégitimes les pratiques actuelles », explique Chico Whitaker. L’étape suivante consistera à accompagner les citoyens dans leurs démarches de changement. « Cette éducation passe aujourd’hui par Internet, notamment pour les jeunes, mais aussi par les échanges humains notamment au sein de petits groupes dans la durée ». Vaste programme. Même si le capitalisme a du plomb dans l’aile, il est loin de chuter.

    Librement repris et légèrement adapté du journal L'Essor n°16374 du 2 février 2009, article de B. TOURE - Envoyé spécial
    http://www.afriquejet.com/actualites/economie/un-autre-monde-est-plus-que-jamais-possible-2009020220979.html

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  • NDLR : Merci à Michel Tarrier, reproduction avec son accord sur ce blog.



    Eloge de la dénatalité
    1er décembre 2008 par Michel Tarrier


    « En permettant l’homme, la nature a commis beaucoup plus qu’une erreur de calcul ; un attentat contre elle-même. »

    Emil Cioran.


    Un précepte en guise de préliminaire et d’avertissement


    Les civilisations qui ont sombré d’elles-mêmes furent pour le moins victimes de deux errances majeures : une gestion abusive de leurs ressources et une totale absence de régulation démographique. Ce phénomène paradoxal peut se nommer autogénocide. Ces deux comportements erronés sont si absurdes qu’on ne les appliquerait même pas à la maison ! Ce sont pourtant ces modes qui régissent et définissent l’actuelle période « pétrolivore » que nous nommerons oléocène de notre anthropocène, nouvelle ère géologique succédant à l’holocène.

    La Terre n’est pas extensible, c’est un truisme. L’avenir ne nous commande plus l’expansion, mais la récession sous forme de décroissance natale (et économique !). Moins nous serons nombreux, plus nous serons prospères, voire heureux.


    La bombe P

    On aura tout essayé : vaines religions, morales oiseuses, altruisme pieu, humanisme à sens unique, mises en garde objectives, modélisées et « statistiquées »... Georges Bush père l’avait bel et bien avoué : « Notre mode de vie n’est pas négociable ! ». Et quel mode, les Nord-Américains (pas tous !) ne veulent pas partager leur big burger...

    En dépit de ses capacités cognitives, notre drôle d’espèce semble dans la plus indigente incapacité de se contrôler, de ne plus tout détruire, tout envahir, tout décimer, de ne plus faire la guerre aux autres hommes, de ne plus faire la guerre à la nature. C’est presque trop tard, c’est même trop tard. La planète est en déliquescence, de plus en plus de contrées sont touchées, de plus en plus de gens ont une vie pourrie, on le constate, on en témoigne dans de savants symposiums et au café du commerce, on le dit, on le répète, ce n’est plus niable et ce n’est donc plus évitable. Du silex à Hiroshima, notre progrès n’aura été que technologique, si peu humain. Nous utilisons Internet mais nous avons conservé des reflexes médiévaux, si tant est que le Moyen-âge fut la période sombrement rustique à laquelle on nous fait accroire. Notre fameuse intelligence : pure idiotie !? Ou bien serions-nous simplement des milliards d’imbéciles obéissant toujours à de sinistres pouvoirs, des hordes de gueux gavés ou faméliques mais éblouis par une ploutocratie tyrannique ? Qui sont ces gens de pouvoir, quelles sont leurs malsaines inspirations ? La folie ? Tous Napoléon-Hitler-Pot-Bush ? Sauf Saint-Louis (...) et Obama ?! Probablement et c’est en tout cas la seule et unique réponse disponible.


    Des chiffres tourmentés et commentés

    Homo sapiens est la pire espèce invasive.

    5,2 milliards d’hectares sur 13 milliards (40 %) de terres émergées sont menacées d’une irréversible désertification.

    Notre monde est passé de 250 millions à quasiment 6,7 milliards d’habitants depuis l’an 1 de l’ère chrétienne.

    Pour détailler un peu et prendre le pouls démographique de chaque grande contrée, donnons quelques chiffres comparatifs depuis l’incontournable Jésus-Christ jusqu’à l’an 2000 (date du bug avorté !) : Chine (et Corée) de 70 millions à 1,280 milliard ; Inde (Pakistan et Bangladesh compris) de 45 millions à 1,320 milliards ; Japon de 300 000 à 126 millions ; Europe (et Russie) de 40 à 782 millions ; Afrique (sans l’Afrique du Nord) de 12 à 660 millions ! ; Océanie de 1 à 30 millions ; Amérique du Nord de 2 à 307 millions ! ; Amérique latine de 1 à 600 millions.

    Derrière ces chiffres se cache un grave problème : celui de la fracture sociale entre pays riches et pays pauvres.

    En augmentant de 4 milliards, la population planétaire a triplé depuis 1950.

    Chaque jour, il y a environ 400 000 personnes en plus sur la Terre et la population actuelle de 6,7 milliards d’êtres humains s’accroît chaque année de plus de 80 millions de personnes.

    Nous ne totalisions que 3 milliards de terriens en 1960 pour presque 7 milliards aujourd’hui.

    Les cinq ou six dernières décennies ont vu le triplement de la population humaine : de 220 millions en 1950 à 800 millions en 2000 pour le continent Africain, de 330 à 800 pour l’Américain, de 1 400 à 4 000 pour l’Asiatique et de 400 à 600 millions enfin pour l’Europe. Les chiffres sont exponentiels partout, sauf pour l’Europe qui n’a enflé que de 50 %.

    Quoi qu’on en dise, nous avons toutes les preuves que la planète ne pourra pas nourrir 9 milliards de terriens en 2050 ou 17 milliards en 2100, à moins que, miracle, le monde occidental n’adopte la philosophie vitale de la simplicité volontaire, cesse de manger de la viande, de recourir aux transports coûteux et parvienne à une incontournable iniquité, celle qui consisterait à juguler le développement de la Chine, de l’Inde et du Brésil !

    La France elle-même dénote un désir nataliste, dangereux et irresponsable. Dans les années 1960, le gaulliste Michel Debré, vertueux parmi les vertueux, suggérait un effectif de 100 millions de français (« Et moi, et moi, et moi... !  »). En 1988 dans sa Lettre aux Français, François Mitterrand se référait à « Une France pauvre d’enfants dans une Europe plus pauvre encore », et Jacques Chirac donnait de la voix quand il déclarait en 1994 que « Le recul de la natalité porte en germe la baisse de notre compétitivité  ». Il n’est pas sûr que ce rêve-cauchemar soit mis au rancart quand le chanoine Sarkozy se vante de l’accroissement démographique franco-franchouillard dans une interview à France 3 le 21 avril 2008. Avec 64 473 000 de personnes recensées au 1er janvier 2008, la France accuserait-elle une carence démographique et souffrirait-elle d’un complexe de Hong-Kong ? Faut-il sauver la planète ou seulement les caisses de retraite ?

    Paradoxalement aux idées religieuses et au machisme toujours en vigueur, avec 1,29 enfants par femme, l’Espagne atteste un subit effondrement des naissances qui place ce pays dans le peloton de tête de la dépopulation européenne avant même l’Allemagne lucide (1,36) et aux côtés de bien des pays de l’Est (1,20 à 1,33). L’indicateur de fécondité conjoncturelle de l’Europe des vingt-cinq est de 1,51. Autre paradoxe pour une société longtemps rendue bigote par le franquisme et ses séquelles, les allocations familiales n’y existaient pas. Inquiet de cet effondrement nataliste, le gouvernement de Zapatero les a instaurées en 2007. C’est plutôt kitch !

    Un bel et édifiant exemple est germanique. En 2035, l’Allemagne sera le pays à la population la plus âgée. Une femme sur quatre y renonce à avoir des enfants et, pour les diplômées universitaires, c’est une sur deux ! « L’élite de la République ne se reproduit plus » rapportait le magazine Der Spiegel en 2005.

    La population de l’Inde a dépassé le milliard d’habitants et engendre chaque année 19 millions de personnes. En un an, l’Inde s’accroît de plus d’habitants que la population totale des Pays-Bas, pays surpeuplé de presque 17 millions d’habitants. Comment l’Inde pourrait- elle trouver le nécessaire pour entretenir chaque année 19 millions d’habitants supplémentaires, alors que les terres cultivables se rétrécissent drastiquement ? Contrairement à la Chine et nonobstant sa situation démographique tout à fait dramatique, l’’Inde n’observe ni politique de planning familial, ni la moindre mesure coercitive de régulation nataliste.

    Avec un territoire à 94 % aride et désertique, l’Égypte (79 000 000 d’habitants) comptera une population humaine de 120 millions en 2050 !! Un enfant y naît toutes les 23,5 secondes (évaluation de 1995). Cette grande nation est ruinée par un islam bloquant tout progrès culturel, barrant toute émancipation de la femme et toute option restrictive en matière démographique, condamnant les citoyens assujettis à une pauvreté sociale, culturelle et économique à nulle autre pareille

    Depuis le XXe siècle, le continent Africain connaît un boom démographique exceptionnel : 302 millions d’habitants en 1975, 591,3 millions en 2001, 855 millions en 2004, 922 millions en 2005. 45 % de la population africaine vit dans quatre pays : le Nigeria, l’Éthiopie, la République démocratique du Congo et l’Afrique du Sud.

    En République populaire de Chine (1,3 milliard d’habitants) « L’État encourage la planification familiale pour assurer l’harmonie entre la croissance démographique et les plans de développement économique et social », c’est l’article 25 de la constitution chinoise et du malthusianisme ainsi constitutionalisé. Mais rappelons que la Chine est tout de même une dictature et que le palliatif de l’enfant unique imposé est discutable parce qu’il se traduit par un infanticide des filles. Depuis 2002, le versement d’une somme de 5000 yuans (510 euros) permet la naissance légale d’un deuxième enfant. Le salaire moyen urbain n’étant que de 1200 yuans, l’amende est évidemment dissuasive. La Commission chinoise pour la population et la planification familiale se félicite pourtant d’une économie de 400 millions de naissances puisque le taux de fécondité est passé de 5,8 enfants par femme dans les années 1970 à 1,8 actuellement.


    Vers une vie invivable

    En 2050, il n’y aura plus ni pétrole, ni gaz, donc plus de transports viables (marchandises, produits alimentaires...), ni d’agriculture productiviste. Sans la révolution verte conférée par les engrais azotés provenant de la pétrochimie, nous n’aurions pu alimenter et donc générer une telle surpopulation. Il a été dit et redit qu’une agriculture naturelle, strictement induite par le soleil et l’eau ne pouvait nourrir davantage que 2 ou 3 milliards de terriens. Mais après nous avoir empoisonnés avec une alimentation bourrée de résidus chimiques et médicamenteux, après avoir conféré la mort biologique du sol par une agrochimie démentielle, on nous assure maintenant qu’une agriculture biologique serait susceptible de nourrir 12 milliards de personnes. Soit ! Mais au-delà de ces 12 milliards qui interviendront bien avant la fin du siècle, que fera-t-on ?

    Après avoir géré sur un mode minier les ressources, à la veille des disettes et des tarissements, alors que les derniers filons commencent à poindre à l’horizon de ce millénaire, nous voici pathétiquement angoissés par des dates fatidiques : 2040 : fin de l’uranium / 2050 : fin du pétrole / 2072 : fin du gaz naturel / 2087 : fin du fer / 2158 : fin du charbon, entre autres fins de ressources inscrites en ce début de millénaire (d’après le magazine Science et Vie hors série N° 243 de juin 2008 : Construire un monde durable). Ajoutons que le pic forestier est déjà dernière nous et que nous inaugurons la sixième phase d’extinction massive des espèces, la première pour cause anthropique.

    Au fur et à mesure que ces carences vont survenir, dans la totale incapacité que nous sommes de les compenser à hauteur de l’incommensurable besoin, la vie deviendra progressivement invivable, les pénuries engendreront les pires conflits, notamment une guerre mondiale pour l’appropriation des ultimes sources alimentaires et énergétiques.

    On a cru que la biomasse (agroénergie, agrocarburants, biocarburants, bioéthanol, biodiesel, biogaz, biométhane...), imaginée comme renouvelable, allait remplacer les énergies fossiles, mais nous savons déjà qu’il s’agit d’un chemin erroné. Palmier à huile, betterave, colza, soja, tournesol, canne à sucre, orge, maïs, seigle, riz... ne peuvent être cultivés à grande échelle qu’en défrichant des terres qui n’avèrent déjà insuffisantes pour nourrir la population planétaire. Leur raffinage nécessite des quantités astronomiques d’eau. Faminogènes pour les pays du Sud, l’avènement de tels nécrocarburants serait un crime contre l’humanité. On sait aussi que leur utilisation ne réduirait en rien nos problèmes de pollution et des émissions de CO2. Quant à la biomasse de seconde génération, de source ligno-cellulosique non comestible (bois, feuilles, paille...), sa production est à l’image des énergies douces et reste aléatoire à l’échelon des besoins planétaires.

    D’ici 2050, deux milliards de personnes, c’est-à-dire 20 % des terriens, souffriront d’une carence d’eau. 3,2 milliards d’humains en manqueront totalement en 2080. On dénombre déjà plus de trois cents zones de conflits potentiels pour la maîtrise des fleuves internationaux, comme le Nil ou l’Euphrate, ou celle des nappes phréatiques. 1,1 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau de boisson provenant d’une source améliorée et seulement 10 milliards de dollars permettraient chaque année l’accès à l’eau à ce 1,1 milliard de personnes. 2,6 milliards de gens ne sont pas raccordés à un service d’assainissement de base. Certains rapports avancent que 15 000 personnes meurent quotidiennement de maladies transmises par l’eau, soit 10 fois plus que de tués par la guerre.


    À qui profite le crime démographique ?

    « N’est-ce pas le seul espoir de la planète que les civilisations industrielles s’écroulent ? N’est-ce pas notre responsabilité d’y travailler ? », déclarait Maurice Strong, à la tête du Sommet de la Terre de Rio 1992 pavant la voie au Protocole de Kyoto. « La cause immédiate de la crise écologique est le capitalisme qui est un cancer dans la biosphère », ajoute Murray Bookchin, de l’Institut for Social Ecology (USA).

    Derrière la bonne parole nataliste, à masque paternaliste, sont tapies d’immondes arrière-pensées économiques, militaires, nationalistes, racistes, handicapées d’une myopie écologique hypothéquant tout futur universel. Avec ce que l’on sait maintenant, encourager la surpopulation, c’est cautionner un crime volontaire contre l’humanité. Les ressources n’étant pas élastiques, l’appropriation des plus forts ne peut qu’entraîner une famine des plus faibles.

    « Travail-famille-patrie » et ses variantes du style « dieu-patrie-roi », telles sont les trilogiques recettes des peuples voués au lapinisme, corvéables à merci, disponibles sur un geste, pour le plus grand profit des marchands d’armes (de bible et de coran réunis), soutenus par les dogmatismes religieux. On fit même construire à une multitude forcée et pour la multitude soumise, de pharaoniques cathédrales, sous les coups de fouet et au prix du sang. Il faut faire des petits pour fournir la clientèle au lobby du travail (main d’œuvre, nouveaux esclavagistes, travailler plus et jusqu’à 70 ans pour gagner moins / choisir son dimanche en travaillant pour le même salaire que le lundi, ou bien pour dilapider son gain au temple hypermarché qui ne ferme plus). Il faut engendrer au plus grand profit du lobby consumériste en tous genres, pour celui de la santé (le même qui nous rend malades promet de nous soigner), pour ses filières médicopharmaceutiques, vaccinales..., pour celui agrochimique et semencier auquel il faut rendre grâce de nous nourrir au meilleur rapport vie/mort (plus de bouches à nourrir, plus de corps à soigner, davantage de profits en perspectives).

    Les guerres, les cataclysmes, les pandémies sauraient écrémer les populations et faire respirer la Terre si politiques, religieux, industriels et banquiers ne suggéraient à chaque fois aux survivants de bonne volonté de remettre le couvert, de féconder davantage pour une énième remise à niveau. Finalement, procréer c’est peupler les cimetières.


    Quelques écogitations politiquement incorrectes

    Nous feignons d’ignorer la finitude d’un monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche. Il faut quelque chose de plus qu’un couple pour faire un enfant, il faut au moins une planète viable. Le problème n’est pas tant d’engendrer un bébé que de faire subséquemment un adulte. Posséder une famille nombreuse n’est-il pas un délit environnemental, une grave atteinte à la planète et à l’avenir commun ?
    Pour un ami de la Terre, toute abstinence à la procréation humaine, toute pénurie des naissances sont reçues comme de bonnes nouvelles. Sans peur ni reproche du métissage, le renouvellement des générations des pays développés devra se faire par les immigrants.
    Contrairement à toute logique, la décroissance démographique reste un problème épineux, un énorme tabou qui n’ose pas dire son nom, un scandale qui provoque tous les courroux.

    Suggérer de modérer la démographie d’un monde en proie à la surpopulation semble relever de l’outrage, de l’infamie, tant le thème appartient à la langue de bois.

    Si vous estimez que nous n’avons aucune responsabilité ni vis-à-vis des 11 millions d’enfants qui meurent chaque année avant d’atteindre leur cinquième anniversaire, ni à l’endroit des 900 millions de personnes sous-alimentées, encore moins des espèces végétales et animales qui disparaissent à la vitesse grand V, que notre reproduction n’est pas excessive ou en tout cas acquittée de telles accusations, alors oui, faites encore et encore des enfants. Mais faites vite !

    La fécondité humaine est une malédiction.

    Quelques générations vouées à seulement un enfant par femme, voire assurer un soutien financier aux couples qui n’enfanteraient pas, serait cependant le programme d’une politique volontariste, courageuse et écoconsciente. La survie de l’humanité dépend du possible, et non de l’impossible. L’impossible, on l’a dit, c’est une meilleure gestion et une plus juste répartition des ressources. On a tout essayé depuis des lustres et même la morale égalitaire professée par les grands livres n’a pas donné les résultats escomptés.

    Le possible pour cultiver les futurs, c’est d’encourager une mondialisation de la dénatalité.

    Tout pacte écologique devrait sous-tendre l’idée d’un pacte antinataliste et le souci démographique devra être imbriqué à celui écologique, les deux thèmes étant incontestablement rétroactifs. Les handicaps, le front des vertueux, une vraie vérité qui dérange. La propagande nataliste est rampante, sournoise et insidieuse. Elle est généralement le fait des partis politiques les plus rétrogrades et liberticides qui soient, ceux qui prônent simultanément des valeurs fétides, comme le racisme, le sexisme et le spécisme, ceux qui évidemment n’inscrivent l’écologie qu’à contrecœur à leur programme et n’en font qu’un hochet électoral, une occasion de blanchiment vert au profit d’un marché de dupes. Le populationnisme est frère de lait du populisme, c’est toujours une doctrine de masse niant toute dignité, toute légitimité. Chez ces chantres patriotiques et jamais mondialistes (dans le sens universaliste du mondialisme et non mercantiliste de la mondialisation !), la dépendance des hommes est celle d’une providence divine, la souffrance n’est pas vue comme misère, mais comme une épreuve de force génératrice de santé. Une population croissante stimule l’orgueil et le prestige national (Front National !). Pour les colporteurs du dogme, fascinés par le troupeau, s’abstenir d’enfanter est à la limite du péché. On se reproduit ou on se confesse.

    Comment vaincre et convaincre les curés, les rabbins, les imams et tous les autres dictateurs religieux, aveuglément opposés à la contraception, préférant que les enfants meurent de faim ou sautent sur des mines antipersonnel, plutôt que d’empêcher leur naissance ? Où le dogme blesse, c’est qu’il interdit la réflexion. Les autorités religieuses forment une véritable association de malfaiteurs avec les nouveaux marchands du temple générés par un néolibéralisme en proie à un instinct forcené du profit. À leur service, les pouvoirs publics se refuseront toujours à adopter une politique démographique restrictive. N’en déplaise à l’ignoble propagande des vertueux, il n’y a qu’une raison légitime et éco-malthusienne de ne pas avoir d’enfant, c’est de ne pas surpeupler davantage la seule planète dont nous disposions. Les discours vertueux sont toujours acclamés, notamment par ceux qui n’y perçoivent pas l’irréalisme, voire le cynisme, bien que la mise en pratique de ces discours soit la cause de leur misère quotidienne. Si elles acceptent de régresser, les sociétés obèses détiennent la clé budgétaire pour assister celles faméliques. L’Occident aura alors moins à redouter des ventres pleins que de ceux vides, les gens qui sont à l’aise chez eux n’ont aucune envie d’aller chercher des eldorados. Ce n’est pas le cas des Haïtiens, des Cariocas, des Cairotes ou des Bangladais, des Thaïs et des Malais, qui, l’estomac resserré, ne se découragent pas de reproduire pour envoyer leurs enfants chercher des pépites d’or dans les immondices ou proposer leur corps à la transgression morale du tourisme sexuel (ce sont chaque année 85 millions de touristes occidentaux qui choisissent leur destination selon l’offre sexuelle).


    Les briseurs de tabou et quelques éloquences

    Depuis Malthus le maudit, pasteur anglican de la fin du XVIIIe siècle, et David Ricardo, économiste du XIXe siècle, peu de personnalités se sont aventurées sur le chemin de la dépopulation, tant le risque d’anathème et de lynchage intellectuel est grand. Les déclarations éco-malthusiennes exigeant du courage ou un brin de folie, elles se comptent donc sur les doigts de la main.

    C’est en 1968 que le Club de Rome charge une équipe d’experts du Massachusetts Institute of Technology d’un rapport ambitieux susceptible de préconiser des solutions pratiques aux problématiques planétaires. Sorti en 1972 sous le nom de Limits of Growth (Halte à la croissance ?), l’étude met en exergue les dangers écologiques de la croissance économique et surtout démographique. Avec un second rapport publié en 1974, ces travaux sont connus sous le nom de rapports Meadows et défendent la croissance zéro, soit un équilibre au lieu d’une croissance réelle. A l’époque, la démographie s’accélèrerait d’une année sur l’autre, atteignait 3,6 milliards d’habitants en 1970 après avoir doublé tous les 32 ans. Quant à la croissance économique, elle favorisait les pays développés, accroissant ainsi les disparités de développement : « Les riches s’enrichissent et les pauvres font des enfants ».

    La seule ONG qui se soit immiscée sur le terrain dénataliste fut le WWF lors de son 3e congrès de 1973 qui avançait que l’explosion démographique était la cause principale de la crise de l’environnement. Le WWF affirmait alors sa conviction que tous les gouvernements avaient le devoir d’envisager les mesures à prendre sur le plan mondial pour stabiliser et finalement ramener la population humaine à un niveau adapté à la capacité de charge des terres et des océans. Ces mesures devaient être concrétisées de toute urgence, non seulement en vue d’assurer la conservation des ressources naturelles, mais également pour permettre à l’humanité de jouir d’une qualité optimale de vie. Il semblerait bien qu’une telle sortie n’ait pas eu l’heur de séduire et si le WWF fait la légitime promotion de l’empreinte écologique susceptible de culpabiliser dans le bon sens tout un chacun, l’association internationale se contente de brandir le besoin d’une seconde planète à l’horizon 2030, sans s’appesantir davantage sur la sacro-sainte procréation responsable de la fourmilière humaine.

    Ken Smail, professeur au département d’anthropologie du Kenyon College (Ohio, USA), auteur de plusieurs articles et essais sur la population parus notamment dans Population and Environment, Politics and the Life Sciences, est un dénataliste convaincu. On pourra lire un article de lui, traduit de World Watch et disponible sur la toile : Réduction de la population mondiale : faire face à l’inévitable.

    Bernard Werber, auteur culte, est l’actuel communicant majeur en matière de limitation démographique. Il désigne la surpopulation comme la cause de nos malheurs dans la plupart de ses interviews sur le sujet écologique qui lui tient à cœur. Il interpella Nicolas Hulot lors de l’émission Riposte du 5 octobre 2008, mais ce dernier esquiva l’embarrassante question (embarrassante quand il s’agit de ne pas déplaire aux maîtres du monde, très douteux sponsors).

    « L’épanouissement de la vie et des cultures humaines est compatible avec une diminution substantielle de la population humaine. L’épanouissement de la vie non-humaine requiert une telle diminution. »
    Arne Naess, 1973

    « Ne me parlez pas de pénurie. Mon monde est vaste et a plus qu’assez - pour un nombre limité. Il n’y a pénurie de rien, à part de volonté et sagesse ; mais il y a un surplus de gens. »
    Garrett Hardin, 1975.

    « Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l’homme, le respect des autres êtres avant l’amour-propre. »

    Claude Lévi-Strauss, 1968

    « Notre société devient une société de consommation effrénée. C’est un cercle vicieux que je compare au cancer... Devrions-nous éliminer la souffrance, les maladies ? L’idée est belle, mais peut-être pas profitable à long terme. Notre peur des maladies ne doit pas mettre en danger le futur de notre espèce. C’est une chose terrible à dire. Mais pour stabiliser la population mondiale, nous devons éliminer 350.000 personnes par jour. C’est une chose horrible à dire, mais ne rien dire l’est encore plus. »

    Jacques-Yves Cousteau, interview publiée par le Courrier de l’Unesco, novembre 1991.

    « Nous périrons sous les berceaux. Nous sommes le Cancer de la Terre ; la pullulation de l’espèce humaine est responsable d’une pollution ingérable par la nature. Cela est tellement évident qu’on se demande de quel aveuglement sont frappés nos dirigeants. La nature, dans sa grande sagesse, essaie de nous aider ; les cas de stérilité sans cause apparente s’accroissent - comme d’ailleurs s’accroissent les orphelins et enfants abandonnés et maltraités ! »

    Jacques-Yves Cousteau, citation extraite du livre Le réveil de la conscience de Jacqueline Bousquet et Sylvie Simon, 2003.

    « Dans les bidonvilles, j’avais chargé un docteur de prescrire la pilule, afin que les femmes n’aient pas un bébé tous les dix mois. J’avais vu une femme enceinte allaiter deux bébés ; je ne pouvais laisser perdurer cette situation. J’ai envoyé une lettre directe au Pape pour lui expliquer. Je n’ai jamais eu de réponse... »

    Sœur Emmanuelle, 2003

    La récente publication de mon livre pamphlétaire Faire des enfants tue, éloge de la dénatalité, fit bien des remous et me valut une fatwa catholique des plus détestable. Certaines citations en ont été tirées et sont largement reprises par des analystes bienveillants.
    « La surpopulation est un crime contre l’humanité. »
    « Faire des enfants nuit gravement à la planète. »
    « Si on aime les enfants, il ne faut pas en faire. »
    Michel Tarrier, 2008


    Eh bien, décroissez maintenant (que le mal est fait) !

    Petit retour à la pataphysique transcendantale... !
    Ou comment, sur un rêve plombé par un dogme, on a fini par détruire notre maison du quaternaire.

    Dieu (qui n’existe pas) aurait dit à Adam et à Eve (qui n’ont pas davantage existés) : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la Terre et soumettez-là ; ayez autorité sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux, sur tout ce qui est vivant et qui remue sur la Terre.  » (Genèse 1, 28). A partir de ces prémices, le pape Jean Paul II s’engouffrera dans un populationnisme exacerbé dans son discours du 18 mai 1990 à l’Académie pontificale des sciences : « La pression de la population est très souvent citée comme une des causes majeures de la destruction des forêts tropicales. Quoi qu’il en soit, il est essentiel d’établir que l’expansion démographique n’est pas seulement un problème de statistiques ; c’est une question profondément morale. En condamner les pressions, y compris économiques, auxquelles les gens sont soumis, spécialement dans les pays les plus pauvres, pour qu’ils acceptent des programmes de contrôle des naissances, l’Eglise soutient inlassablement la liberté des couples de décider du nombre de leurs enfants selon la loi morale et leur foi religieuse. » Et de surenchérir en 1999, des fois que l’on puisse croire en un anachronique éco-malthusianisme de papauté : « Il semble que ce qui est le plus dangereux pour la création et pour l’homme soit le manque de respect pour les lois de la nature et la disparition du sens de la vie. Comment est-il possible de défendre de façon efficace la nature si l’on justifie les initiatives qui frappent au cœur de la création, qui est l’existence même de l’homme ? Est-il possible de s’opposer à la destruction du monde, si au nom du bien-être et de la commodité, l’on admet l’extermination des enfants à naître, la mort provoquée des personnes âgées et des malades  ». Pas plus de pilule que de préservatif, pas plus d’IVG que d’euthanasie, l’homme doit s’accrocher à la vie en troupeau surnuméraire, à n’importe quel prix. Dans le rébarbatif écosystème vaticanesque, vrai repoussoir du vivant, il n’y a point de corrélation entre la pression démographique et les chocs écologiques. Ce que veut l’Église, autant le dire tout de suite, c’est une Chine de plus de 2 milliards d’habitants souffrant de tous les maux de la Terre.

    Le mal est fait, le troupeau humain a plus ou moins obéi, y compris lorsqu’il était mené par la religion communiste, nous avons été féconds, nous avons remplis une Terre désormais exsangue. Maintenant que nous avons tout bousillé, reste à décroître, à reconstruire les écosystèmes ou à suivre les conseils du WWF en cherchant une seconde planète aux mêmes vertus que Gaïa.


    Les mesures mondiales d’une politique volontariste qui n’adviendra jamais

    Faute d’un recours démocratiquement accepté à la simplicité volontaire, à une économie de frugalité, à un recul des disparités en vue d’un meilleur partage, tous vœux louables mais relevant du plus idéaliste scoutisme qui ne ferait que de nous berner pendant qu’on se marche les uns sur les autres, une attitude de bienveillante dictature verte se devrait d’imposer d’urgence quelques mesures coercitives encore loin de la stérilisation des femmes et de la castration des hommes.

    L’idée d’un coïtus interruptus planetarius n’était qu’un mot plaisant que j’avais lancé.

    Nous disposons d’une gamme très variée de parades contraceptives disponible pour les deux sexes afin de continuer à jouir sans procréer, sur une planète qui brûle !

    En dernier recours curatif, il convient d’exorciser l’IVG, n’en déplaise aux mouvements intégristes qui nous suggèrent qu’il ne faut pas tuer Mozart dans l’œuf et auxquels nous répondons que c’est peut-être seulement Hitler que nous tuons, la musique n’étant pas plus héréditaire que la mégalomanie criminelle !

    Mais il n’y aura pas dépopulation sans contraintes.

    La sagesse futurible doit nous conduire à inverser les tendances, à proclamer caduques pour nuisibilité les allocations familiales, à les proscrire partout, maintenant et tout de suite.

    À l’opposé, il conviendrait de décréter comme crime environnemental la tentative de fonder une famille nombreuse, de grever d’une lourde et progressive amende toute naissance au-delà d’un seul enfant par femme, voire d’assurer des avantages sociaux aux couples ayant renoncé à procréer.
    Une certaine honte de ne pas avoir enfanté doit devenir fierté, c’est laisser son égo-conscience au vestiaire et revêtir une éco-conscience.

    La revendication d’une Terre-patrie, notion tant espérée des citoyens de la Terre, autoriserait l’abolition des barrières et des frontières, mettrait à bas bien des disparités et c’est une démographie métisse et fortement régulée qui assumerait le destin d’un Homo sapiens enfin devenu raisonnable et « humain ».

    Tout handicap à l’adoption s’en trouverait biffé : chaque enfant est mon enfant.

    C’est en mettant le Sud dans le Nord que l’écologie humaine cesserait de stagner en son stade alpha qui fait que nous continuons à ressentir plus d’empathie pour l’enfant d’ici que pour celui de là-bas.

    La jeunesse vive résultant du trop plein des pays que nous avons sciemment appauvris pourrait ainsi venir rajeunir nos vieilles nations et en qualité de jeunes travailleurs donner un coup de pousse aux caisses de retraite. À moins que nos nations en déconfiture parce que ravagées par la faillite du système en chute libre ne connaissent un chômage exponentiel, entretenu sciemment en proposant à des vieillards de travailler jusqu’à leur mort !
    Mais certains conservateurs cruels et kleptocrates invétérés préfèrent peut-être maintenir le racket sur les ex-colonies ravagées et spoliées par nos soins, dits pays en voie de développement, et ne pas baisser la garde à l’endroit de la dette extérieure, insolvable et pour cause, issue de prêts souverains d’états avancés, de la Banque mondiale, du FMI...

    Enfin, toutes recherches médicales intentées dans le sens de l’allongement de la durée de la vie serait proscrite et privée de crédits. Il est maintenant question d’une longévité de l’homme et de la femme occidentales qui devrait atteindre 100 et 110 ans ! Où va-t-on ?

    La grande question est : par où commencer, et subsidiairement : comment imposer ce nouveau point de vue aux pays émergents. Il faudrait d’abord faire voter cette nouvelle politique démographique et familiale par le Parlement européen, de façon à pouvoir l’appliquer dans tous les pays de l’Union. Au même titre que l’on devra envisager l’ingérence écologique, il faudra instituer l’ingérence démographique. Sachant qu’un Grenelle de la démographie serait aussi absurde que l’est le Grenelle de l’écologie, pour n’avoir qu’une trop exigüe grille d’application géographique, ce sont des organismes rompus à la mondialisation qui devront s’en charger (Unesco, FMI, OMS...). Les pays industrialisés doivent sans plus tarder soutenir les pays pauvres dans le financement d’une politique contraceptive et anti-démographique imposée, car c’est le seul moyen de limiter cette démographie incontrôlée qui gangrène la Terre entière.


    Finissons par une bonne nouvelle, tout n’étant pas négatif

    Il s’agit d’une hypofertilité du mâle humain (dégradation de 30 % du sperme) comme conséquences au stress, mais surtout au stockage dans notre physiologie de tous les résidus médicamenteux et autres pesticides que notre bonne société nous fait ingurgiter, si ce n’est respirer. Voilà donc le stérilisateur enfin stérilisé !

    Louons donc Monsanto & Co et suggérons aux empoisonneurs patentés le lancement sur le marché d’un biocide extrême que nous nommerons « Toujours plus » et qui aurait la vertu finale de rendre stérile les consommateurs actifs ou passifs, pauvres ou riches, croyants ou athées, de gauche comme de droite, végétariens ou viandards, du Nord au Sud, en long, en large, en travers et dans tous les sens.


    Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre. Et acceptons notre nombrilisme, quand on dit enfant de l’amour, c’est davantage de l’amour du couple que de celui du futur terrien dont il s’agit. Une preuve en est que l’accouchement sans douleur pour soulager la maman fut inventé bien avant celui sans violence pour préserver le nouveau-né. Charité bien ordonnée... C’est édifiant.


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    P.S. : Les quelque cinq heures utiles à rédiger ce texte ont vu la population mondiale passer de 6 776 518 532 (5 novembre 2008, 13h40) à 6 776 565 212 humains (18h58), soit un apport d’effectif de 46 680 personnes (Source : compteur de l’Ined).

    NDLR : Merci à Michel Tarrier, reproduction avec son accord sur ce blog.


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  • Cette rubrique est amenée à s'étoffer au fil des semaines...

    Concernant la démographie :
    2050, Sauve qui peut la Terre, de Michel Tarrier
    Faire des enfants tue, de Michel Tarrier & Daisy Tarrier

  • Je ne résiste pas, pour commencer, à vous proposer un texte très intéressant sur le 11 septembre. Je le dis bien fort : je suis pour la tenue d'une commision internationale indépendante sur les attentats du 11 septembre. Et je souhaite que les médias tant français que d'autres pays, puissent avoir le courage nécessaire pour relayer ces informations. Ce texte provient de http://reopen911.info/ et son auteur est Romualdinho13. Je vous encourage à le lire. La liberté de parole, et la liberté démocratique de pouvoir s'exprimer est à ce prix.

    Honte à vous, Verreux, qui refusez la démocratie et la libre expression de vos concitoyens !
    Félicitations pour les médias qui osent encore écrire objectivement les faits sans insulter la liberté d'expression ! Félicitations aux centaines de témoignagnes d'architectes, de constructeurs, de pilotes de lignes... qui expliquent ce que l'on refuse de nous expliquer , entre explosions volontaires et avions inexistants !

    Ah oui, ...Le candidat à la présidentielle américaine Ralph NADER soutient le mouvement pour la vérité sur le 11/9, C'est un révisionniste? un jeune sans cervelle? ... Réveillez-vous Européens ! Réveillez-vous, citoyens américains !


    ---------------- voici le document--------------------------

    La Contre-histoire du 11 septembre

    Les attentats du 11 septembre n'auraient pas été perpétrés par des terroristes. Certains des pirates de l'air présumés seraient vivants. Les avions effectivement détournés ne seraient pas ceux qui se sont réellement crashés. Des missiles auraient été utilisés pour brouiller les pistes. L'effondrement des tours ne serait pas dû aux crashes ni aux incendies. Certains Boeing détournés auraient été vus atterrir et débarquer les passagers. Le mystère demeure sur le sort de tous les passagers et de certains Boeing détournés. Les vidéos de Ben Laden postérieures au 11 septembre 2001 seraient des trucages. La CIA, ses complices et l'Administration Bush cacheraient la vérité. Explications.

    Pour la mémoire des victimes des attentats du 11 septembre 2001, et pour mieux cerner la polémique actuelle autour des causes réelles de ce tragique événement, tout le monde devrait être concerné à l'idée de la recherche de la vérité sur ce drame, qui a marqué les esprits, bouleversé la donne géopolitique et changé le cours de l'histoire contemporaine. Pour Rousseau, le bon citoyen, c'est celui qui sait agir selon les maximes de son propre jugement. Kant abonde dans le même sens en exhortant l'homme à avoir le courage de se servir de son propre entendement. Chacun devrait donc penser par soi-même, exercer librement son esprit critique, ne pas croire aveuglement tout ce que racontent les politiques et les médias...

    La Maison blanche a livré au monde entier sa vérité sur le 11 septembre : c'est Ben Laden et son réseau Al Qaida qui a commis les fameux attentats ! Or « la vérité n'obéit pas au charisme de celui qui la professe », comme l'affirme à juste titre Michel Onfray. C'est pourquoi il est nécessaire à chacun de se faire sa propre opinion sur la Contre-histoire du 11 septembre, l'avalanche de thèses qui réfutent la thèse du gouvernement américain et qu'on présente sous l'étiquette de la « théorie du complot ».

    Les mobiles du crime

    D'après cette théorie, la tragédie du 11 septembre n'est pas due aux terroristes mais à un vaste complot orchestré par la CIA et les milieux politiques et financiers américains avec l'aide de services secrets étrangers. Objectifs politiques : faire la guerre en Afghanistan pour se débarrasser des Talibans, d'après le livre Ben Laden, la vérité interdite, de sorte qu'ils n'entravent pas la construction d'un oléoduc traversant leur pays pour assurer une jonction entre le Pakistan et les gisements pétrolifères du Khazakstan et du Turkménistan ; faire la guerre en Irak pour se débarrasser de Saddam Hussein, devenu de plus en plus gênant pour l'approvisionnement en or noir et l'impérialisme américain dans la région. Objectifs économiques : les tours jumelles du WTC devenaient extrêmement coûteuses à entretenir ; les démolir permettrait à certains d'économiser de l'argent, à d'autres d'en gagner (délits d'initiés et escroquerie à l'assurance), à d'autres enfin de détruire les traces de diverses malversations financières et d'autres infractions plus graves (comme en témoigne l'effondrement mystérieux du bâtiment 7, gratte-ciel de 47 étages non touché par les avions, abri des sièges de la CIA et des QG de beaucoup d'autres institutions politiques ou financières), d'après le documentaire 911 mysteries . Organiser des attentats avec le plus haut degré de sophistication sur le compte du réseau Al Qaïda pour les intérêts politiques et économiques : voilà synthétisés les mobiles du crime, selon la théorie du complot !

    Hypothèses et arguments

    Quatre avions ont certes été détournés, mais seuls deux ont percuté les tours jumelles ; il n'y a pas eu de crash d'avions sur le Pentagone ni en Pennsylvanie, les cratères sur les lieux étant dus aux missiles et les prétendus débris d'avions aux mises en scène ; les deux avions ayant percuté les tours jumelles n'étaient pas les Boeing 757 détournés mais de mystérieux avions armés de missiles tirés juste avant les impacts (cf. vidéo 1 infra, running time : 0:00.53). L'effondrement des deux tours n'est pas dû au choc ou à l'incendie mais aux explosifs de démolition actionnés juste avant le début de chaque chute comme dans les démolitions de vieux immeubles (cf. vidéo 2, 0:25:03). La Maison blanche cache la vérité, en ayant refusé de coopérer pour la tenue d'une enquête indépendante ou en dissimulant les preuves (cf. vidéo 3). Au moins 9 des prétendus pirates de l'air, censés être carbonisés dans les avions crashés, sont vivants (cf. vidéo 4, 1:10:37) ; et certains avions détournés ont atterri et débarqué des passagers à l'aéroport de Cleveland Hopkins dans l'Etat de l'Ohio, mais on ignore le sort et des passagers et des autres Boeing détournés (cf. vidéo 4, 0:58:48). Des hélicoptères (choppers en américain) non identifiés tournaient autour des tours en feu : comme ils ne participaient ni à une opération de sauvetage ni à un reportage télé, ils sont soupçonnés d'appartenir au dispositif chargé d'actionner à distance les bombes selon l'ordre d'explosion préétabli ; comme par hasard, avant que chacune des tours n'amorce la chute, des flashs mystérieux venaient des hélicos en train de quitter les lieux, comme si quelqu'un actionnait les détonateurs pour le bouquet final (cf. vidéo 5, 0:04:50 ; 0:21:25). Dans la vidéo d'un professionnel témoignant à visage découvert, on entend distinctement les explosions (cf. vidéo 5, 0:24:40) et, comme par hasard, un des hélicos fantômes surgit de derrière la tour tandis que le rythme des explosions s'accélère (cf. vidéo 5, 0:27:00). L'effondrement du bâtiment 7 est une démolition avouée par Larry Silverstein (cf. vidéo 6), le riche propriétaire de WTC, avant de faire volte-face (cf. vidéo 2, 0:56:16). Les vidéos supposées de Ben Laden revendiquant les attentats ou menaçant les Américains après le 11 septembre ne sont pas authentiques (cf. vidéo 4, 1:12:16).Voilà synthétisées les hypothèses les plus hallucinantes de la théorie du complot !

    Pourquoi la Maison blanche refuse-t-elle de répondre aux exigences des enquêteurs indépendants, des familles de victimes et autres associations concernant les preuves de son innocence (boîtes noires des quatre avions détournés, enregistrements vidéo des caméras de surveillance, corps des victimes, etc.) ? Comment expliquer le mutisme, la volte-face voire la disparition de certains témoins clés ? Comment expliquer la réticence, voire le refus des médias contrôlés par les milieux politiques ou financiers à évoquer les aspects qui contredisent la thèse officielle des attentats ? Tous ces mystères confortent la détermination des partisans de la théorie du complot à démonter la thèse officielle en exhumant les failles dans la sophistication de ces attentats.

    Démonstration des hypothèses

    Ce démontage passe par des hypothèses à dormir debout qui sont démontrées, entre autres, par six vidéos choc et un site bibliographique. Hypothèses que dément, en revanche, une autre vidéo (cf. vidéo 7), qui tâche de démanteler la théorie du complot.

    Qui dit la vérité ? A chacun de faire un examen critique pour trancher entre l'histoire (la version officielle) et la contre-histoire (la théorie du complot) du 11 septembre !

    Documentation

    Vidéo 1) Loose change 1ere édition

    http://video.google.com/videoplay?docid=-6407220553110796712&hl=fr

    Vidéo 2) 911mysteries

    http://video.google.fr/videoplay?docid=-4049590380102614532


    Vidéo 3) 911acloserlookversio


    http://www.dailymotion.com/gweltaz56/video/x10ola_911acloserlookversio_politics

    Vidéo 4) Loose change 2eme édition

    http://video.google.fr/videoplay?docid=-3294003808703428486


    Vidéo 5) 911 Eyewitness

    http://video.google.fr/videoplay?docid=-2939164701791209176

    Vidéo 6) Larry Silvertein… Cliquez sur wmv download à la fin du texte « I remember getting… » accompagnant la photo.

    http://www.whatreallyhappened.com/cutter.html


    Vidéo 7) Le 11 septembre n'a pas eu lieu

    http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftrZm.html


    Bibliographie de « la face cachée du 11 septembre » : http://www.syti.net/AttentatsUS2.html

    Post Scriptum :

    1) "La Contre-histoire du 11 septembre" est une « mouture », au sens de la classification des genres journalistiques de Jean-Luc Martin-Lagardette, c.-à.-d. une synthèse de documents réalisée avec le souci de l'objectivité et de l'impersonnalité : l'auteur rapporte les faits tels qu'ils lui sont présentés dans les documents sans commentaires personnels, d'où l'importance des sources pour vérifier l'authenticité des propos rapportés. Cet article ne doit donc pas être pris pour un parti pris, mais comme l'œuvre d'un citoyen – au sens rousseauiste – soucieux non seulement de comprendre le monde de l'après-Guerre froide, mais aussi d'inviter ses concitoyens à promouvoir le combat des philosophes des Lumières à la fois contre l'obscurantisme, l'absolutisme et l'intégrisme religieux, grands fossoyeurs de l'autonomie et des libertés individuelles. Invitation aussi à adorer l'esprit des Lumières et à abhorrer leur détournement tel que le dénoncent Tzvetan Todorov, Hannah Arendt et bien d'autres intellectuels et philosophes.

    2) Deux des documentaires mentionnés dans l'article (cf. supra, vidéos 4 et 7) ont été diffusés sur la chaîne Planète No limit dans la soirée du 11 septembre 2007.
    http://www.planetenolimit.com/progs/fiche.html?PROG_ID=171334&
    http://www.planetenolimit.com/progs/fiche.html?PROG_ID=95074&

    3) "La Contre-histoire du 11 septembre" n'est donc pas un article d'opinion mais d'investigation : je n'y donne pas mon opinion sur cet événement mais invite chacun, sur la base des documents les plus représentatifs des deux thèses qui s'affrontent, à se prononcer. Le fait d'appeler chacun à chercher la vérité, à remplacer le préjugé par le jugement, à se méfier des informations souvent formatées des médias et des politiques, bref à réfléchir avant de croire, ne signifie aucunement une adhésion à telle ou telle thèse. D'autant que les manipulations sont possibles dans les deux thèses – aussi bien dans l'historiographie dominante, la thèse officielle, que dans l'historiographie dominée, la théorie du complot, que j'ai baptisée la Contre-histoire du 11 septembre. D'où l'importance de la recherche de la vérité sur ce tragique événement. Là où l'aphorisme du philosophe français Michel Onfray sur la vérité prend tout son sens, c'est que l'Administration Bush est incriminée par la théorie du complot. Or la doctrine de Machiavel au sujet de la Raison d'Etat est un secret de Polichinelle… D'où l'intérêt de méditer les propos de ce philosophe lorsque, à la question Faut-il être obligatoirement menteur pour être Président de la République ?, il répond :

    « Plutôt, ça aide. On voit mal comment un homme décidé à sacrifier sa vie à la vérité pourrait faire une carrière politique, que ce soit dans les plus bas étages ou dans les sommets. Car, en matière de politique, il n'existe que deux questions : comment accéder au pouvoir ? Et, une fois parvenu au sommet, comment s'y maintenir ? Les deux interrogations souffrent la même réponse : tous les moyens sont bons. On appelle machiavélisme cet art d'évacuer intégralement la morale pour réduire la politique à de purs problèmes de force. En d'autres termes, notamment ceux du dicton populaire : la fin justifie les moyens – tout est bon, pourvu qu'on obtienne ce que l'on visait. Dans cette perspective, le mensonge fournit une arme redoutable et efficace. […]

    L'art politique est un art de la sophistique, donc du mensonge. Pour dissimuler cette évidence, des théoriciens du droit ont même forgé le concept de raison d'Etat qui permet de tout justifier, d'entretenir le silence, d'intervenir en plus haut lieu sur le cours normal de la justice, de classer des affaires secrets défense ou secrets d'Etat, de négocier avec des terroristes auxquels on paie des rançons ou avec des Etats sanguinaires, de passer des contrats dans la discrétion pour vendre des armes à des gouvernements officiellement ennemis, parce qu'ils contreviennent au principe des droits de l'homme, mais officieusement amis quand ils paient en monnaie forte.

    Ouvertement, la raison d'Etat existe pour éviter de faire échouer des négociations importantes, pour éviter une transparence qui servirait les ennemis de l'intérieur (l'opposition) ou de l'extérieur. En réalité elle prouve que l'Etat existe rarement pour servir les individus, contrairement à ce qu'on dit de lui pour le justifier, mais, au contraire, que les individus n'existent que pour le servir et qu'en cas de refus d'obéissance, il dispose, tout puissant, de moyens de contrainte : la police, les tribunaux, l'armée, le droit, la loi. Sachez-le, ne l'oubliez pas. » (Michel Onfray, Antimanuel de philosophie, Bréal, p. 287, 289-290.)

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    Bonne lecture, amis du Futur !


    105 commentaires
  • Première chose importante, ne pensez pas que c'est impossible de survivre à une attaque nucléaire. Souvenez-vous qu’il y a eu des survivants à Hiroshima et Nagasaki même si ceux-ci ignoraient tout des effets de l’explosion atomique. La vie y a même repris. Alors il y a de l’espoir, votre désir de vivre, votre combativité, vos connaissances en survie seront vos meilleurs atouts.

    Que devons-nous faire en cas d'attaque nucléaire donc?

    - Ne pas paniquer, déjà.

    Mais aussi :

    Vous devez avoir un plan d’urgence que tous les membres de votre famille doivent savoir par cœur. Concevez un plan d'urgence pour votre famille. Il doit comporter un lieu de ralliement pour chaque situation, la liste des numéros de téléphones importants, la liste des contacts et amis à l’extérieur de la ville. Dans ce plan sont inclus la préparation du kit de survie (nourriture, etc…) et la répartition des tâches. Prévoyez toutes les situations (embouteillage, immeubles à plusieurs étages, etc).

    LE KIT DE SURVIE
    Le U.S. Departement of Homeland Security dispense de bons conseils comme sa liste d’objets à se procurer. Elle n’est pas complète mais c’est déjà une bonne base. Voici en gros la liste d’épicerie pour faire face à l’inimaginable:

    LA NOURRITURE
    - Réserve d’eau
    * Prévoir un gallon d’eau par personne par jour, comme breuvage et pour l’hygiène
    * Dans un climat chaud prévoir plus d’eau, même cas dans le cas d’une femme enceinte.
    * L’idéal est de constituer une réserve d’eau de 30 jours par personne, même chose pour la nourriture.
    * Les réserves d'eau doivent être prises immédiatement après l'explosion afin d'éviter la contamination.
    - Réserves de nourriture.
    * Choisir de la nourriture qui ne requiert pas de réfrigération, ni cuisson ou préparation et peu ou pas d’eau.
    * Choisir de la nourriture que votre famille va accepter de manger.
    - Boite de conserves prêtes à manger de viande, fruits et légumes.
    - Barres de protéines et de fruits.
    - Céréales sèches ou granola.
    - Beurre d’arachide.
    - Fruits secs.
    - Noix .
    - Craquelins.
    - Boîtes de conserve de jus.
    - Lait pasteurisé non périssable.
    - Nourriture énergétique.
    - Vitamines.
    - Nourriture pour enfants.
    - Nourriture et médicaments contre le stress (tisane, valériane…).
    - Réserve de nourriture non-périssable pour au moins 3 jours.

    ARTICLES DIVERS
    - Deux paires de gants stériles en latex.
    - Bandages stériles.
    - Savon antibiotique et serviettes de toilettes désinfectantes.
    - Onguent antibiotique.
    - Onguent contre les brulures.
    - Bandages adhésifs de toutes grandeur.
    - Goutte pour les yeux.
    - Thermomètre.
    - Une réserve de toutes vos prescriptions de médicaments (Insuline, médicaments pour le coeur, asthme...).
    - Kit d’analyse du sang et du glucose.
    - Téléphone cellulaire.
    - Ciseaux.
    - Gelée de pétrole ou autres lubrifiants.
    - Radio à piles et réserve de piles.
    - Lampes de poches et réserve de piles.
    - Kit de premiers soins.
    - Sifflet pour demander de l’aide.
    - Masque contre la poussière (masque de peintre ou mieux, masque à gaz).
    - Serviettes humides pour la toilette.
    - Clés anglaises et à molette.
    - Ouvre-boîtes.
    - Tissus de plastiques et « duct tape » pour calfeutrer les fuites d’airs.
    - Documents personnels familiaux (Papier, assurances, banques…).
    - Sac de poubelles et attache poubelle.

    UTILE À AVOIR AUSSI
    - Manuel de premiers soins ou de trucs de survie.
    - Imperméable.
    - Ustensiles (Verres en carton, ustensiles en plastique).
    - Argent et chèque de voyages.
    - Rouleaux de papier hygiénique.
    - Extincteur d’incendie.
    - Tente.
    - Compas.
    - Allumettes dans un récipient imperméable.
    - Fusées d’urgence.
    - Papier et crayons.
    - Compte goutte médical.
    - Serviettes hygiéniques féminines.
    - Kit d’hygiène personnel (broche à dents, savon, crème à raser).
    - Désinfectant.
    - Eau de Javel pure (sans additifs).
    * Comme désinfectant = Neufs parties d’eau pour une partie d’Eau de Javel.
    * Purificateur d’eau = 16 gouttes d’Eau de Javel par gallon d’eau.
    - Documents familiaux importants (Le retour à la vie normale peut être un nouveau cauchemar si vous les perdez!).

    FOURNITURES MÉDICALES
    - Médicaments sous prescriptions.
    - Fournitures dentaires (brosse, soie, dentifrice...).
    - Verres de contact.
    - Verre contre le Soleil.
    - Aspirin, Tylenol.
    - Médicaments anti-diarrhée.
    - Antiacide.
    - Laxatif.

    Je vous propose de rajouter un compteur geyger, bien entendu, car c'est bien de se protéger, mais si le mieux est de se barrer, vite fait, faut pas hésiter.

    Dans la pratique d'une attaque nucléaire :


    EXPLOSION D'UNE BOMBE SALE
    Une bombe sale est en fait une bombe classique qui disperse des éléments radiactifs lors de l'explosion. Dans ce cas-ci donc, pas de champignon ni de souffle gigantesque ni d'effets thermiques. Le U.S. Department of homeland Security recommande la procédure suivante : Dès que l'explosion survient, courir dans un bâtiment non endommagé et ne pas rester à l'extérieur. Couvrir son nez et sa bouche afin d'éviter d'inhaler des agents toxiques ou radioactifs. Ensuite fermer les portes et les fenêtres. Fermer également l'air conditionné et tout système de climatisation. Si vous pensez avoir été exposé aux radiations enlevez vos vêtements, jetez-les et laver vous aussitôt que possible. Ne pas bouger et attendre les informations à la télévision, radio, Internet. Les 3 facteurs qui déterminent le degré d'exposition aux radiations sont la protection (l'écran ou le « Shielding »), la distance des radiations et la durée d’exposition aux radiations. S'assurer qu'il y a un écran (mur par exemple) entre vous et le matériel radioactif. Une grande partie des radiations pourra être absorbé par cet écran. Il est recommandé de vous constituer un bon écran protecteur contre les radiations. Plus l’écran construit est large et dense, meilleur est la protection. Vous pouvez vous servir de meubles et matériaux (briques, mobiliers, tables…). S'éloigner le plus possible de la zone affectée et limiter son temps de fréquentation dans la zone affectée.

    EXPLOSION D'UNE ARME NUCLÉAIRE CLASSIQUE

    Les informations suivantes sont tirées du site Internet du U.S. Department of Homeland Security. On recommande dès l'explosion de chercher un abri immédiatement, sous le niveau du sol si possible (cave, sous-sols, métro, tuyaux aqueduc...). Si vous restez à découvert vous risquez d'être heurté par des débris ou être affecté par l'effet thermique et les radiations. Considérez si vous devez quitter la zone (ex: incendies, menaces, réserves de vivres épuisées, radiations…), que pour réduire le taux d'exposition aux radiations il faut toujours penser au meilleur abri disponible, à la distance de l'explosion et à la durée d'exposition aux radiations. Plus votre abri aura un mur épais et dense et mieux votre protection sera (idéalement un bunker militaire). Évidemment plus vous serez loin de l'explosion et plus le taux d'exposition aux radiations sera bas. On recommande de poser des rubans adhésifs sur des pièces de tissu plastique étanches aux fenêtres, portes, entrée du climatiseur. Il faut choisir de préférence la pièce avec le moins de fenêtres comme repaire ultime. Ce genre de protection peut être efficace en cas de guerre NBC (nucléaire, bactériologique, chimique). Si vous avez un auto prévoir la moitié d'une réservoir d'essence de réserve et connaître les routes secondaires alternatives (pour éviter les embouteillages). Si vous n’avez pas d'auto, prévoir un moyen de transport pour quitter les lieux rapidement. Si vous quittez votre domicile, laissez une note à vos proche pour dire quant vous avez quitté et où vous vous dirigez. Au travail, vérifier si un plan de mesures d'urgence existe. Si l'explosion a lieu pendant que vous roulez en véhicule, mettez-vous sur le bord de la route, stopper le véhicule et mettez le frein à parking. Évitez dans la même situation les tunnels, ponts, ligne de transport d'énergie. Ayez toujours une radio à la portée de la main afin d'avoir des informations. Dans un building, connaître la sortie la plus rapide et une sortie de secours alternative. Se mettre sous une table si des choses tombent du plafond. Se tenir loin des murs extérieurs du building, fenêtres, étagères à livres. Évitez les ascenseurs... Si vous descendez les escaliers, choisir la voie de droite.

    C'est bien triste à dire, mais pensez à vous armer si c'est faisable, car si l'une ou l'autre de ces options avaient vraiment lieu, je crains que pas mal de gens deviennent complètement fous dans les minutes qui suivent. C'est une question de légitime défense, dans ce cas, pour vous ou votre famille. Et je vous le redis, ne paniquez pas, restez calme surtout !


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